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Pucelle 57e EMIALa 57ème promotion de l'EMIA porte le nom de général Lucien Le Boudec. Retouvez la biographie du général dans l'article ci-dessous.

Description Héraldique de la pucelle

Bouclier d'azur timbré en chef d'une plaque de grand-croix de la Légion d'honneur hissant de l'écu et broché à dextre d'une aile stylisée d'argent ; broché d'une carte d'Indochine aux couleurs du ruban de la croix de guerre des TOE chargée en chef d'une croix de Lorraine tréflée de gueules.  Accompagnée à dextre d'une chimère de sable armée d'un poignard, en chef de deux étoiles d'argent, et brochée d'un sabre à la lame chargée du grade et du nom « GAL LE BOUDEC » à la poignée brochant l'écusson aux armes des parachutistes des troupes de marine.

Enfance, engagement et Campagne de France

Lucien Le Boudec nait le 18 janvier 1923 à Paris, à l’hôpital Saint-Louis 2. Né de père inconnu et de milieu très modeste, il est rapidement contraint d'interrompre ses études, bien qu'ayant été lauréat du Concours Général. Devenu instituteur pour pouvoir préparer par correspondance le concours d’Ingénieur des Travaux Publics, il veut échapper au STO en 1944, et rejoint le maquis de Saint-Marcel (Morbihan), où il s’engage comme volontaire au 8e Bataillon FFI du Morbihan en opération sur le front de Lorient2. En novembre 1944, son bataillon FFI est dissous pour devenir le 4e escadron du 19e régiment de dragons. Il alterne alors les séjours d'instruction en garnison à Pontivy, et une présence en ligne sur le front de la Poche de Lorient.

Armistice et Ecoles militaires

Premier séjour en IndochineUne fois l'armistice signé, son unité est rattachée au Régiment colonial de chasseurs de chars qui est envoyé à l'été 45, en occupation à Dornhan en Allemagne (district de Rottweil). Nommé successivement brigadier, brigadier-chef et maréchal-des-logis, il est détaché pour préparer le concours d’entrée à l'École militaire interarmes de Saint-Cyr Coëtquidan. Il intègre l’EMIA en mars 1946 (promotion Indochine), et à l’issue de sa scolarité, choisit l’arme de l’Infanterie coloniale (spécialité « Arme blindée cavalerie ») puis rejoint l'école d’application de l’ABC à Saumur en mars 1947.

En mars 1948, nommé sous-lieutenant, il est affecté à la Ire Demi-brigade coloniale de commandos parachutistes cantonnée à Vannes-Meucon où il devient moniteur parachutiste. Affecté au 6e Bataillon colonial de commandos parachutistes, ancêtre du 6e régiment de parachutistes d'infanterie de marine, il embarque pour l’Indochine en juin 19492. Il sert d'abord en Annam, dans la région de Hué, à la tête d'un groupe de commando, puis, nommé lieutenant, il est détaché de son unité, pour prendre le commandement du centre d'entrainement de saut de la base aéroportée de Saïgon. Au total, ce premier séjour durera deux ans. Il y recevra une blessure au combat et trois citations.

Second séjour en Indochine

En juin 1952, Lucien Le Boudec est volontaire pour un second séjour en Indochine. Il est réaffecté au 6e Bataillon de Parachutistes coloniaux, devenu le 6e BPC, commandé alors par le chef de bataillon Marcel Bigeard. L’unité sera très vite connue sous le nom de « Bataillon Bigeard ». Il participe aux Combats de Tu Lê, en octobre 1952, au terme duquel il est fait Chevalier de la Légion d’Honneur à titre exceptionnel2,3. En 1953, il participe à l'opération de Lang Son (Opération Hirondelle), à la prise de Diên Biên Phu (Opération Castor). Nommé commandant de compagnie, fin 53, il participe à la tête de la 6e CIP (6e compagnie indochinoise de parachutistes) aux opérations de Ban Na son Khone, Se-No et Cat-Bi, avant d'être parachuté une seconde fois sur Diên Biên Phu, le 16 mars 1954. Durant les cinquante jours de la bataille de Diên Biên Phu, il sera blessé quatre fois, nommé capitaine à titre exceptionnel, puis officier de la légion d’Honneur à titre exceptionnel (JO du 10 février 1955 pour prendre rang du 7 mai 1954). Prisonnier des Viêt-Minhs à la chute du camp retranché4, il subira quatre mois de captivité et une marche de plus de 700 kilomètres, au cours desquels plus des deux-tiers de ses frères d'armes prisonniers seront décimés. Il est ibéré à Việt Trì le 2 septembre 1954 et rapatrié un mois plus tard. Au terme de ce second séjour en Indochine, il totalise six nouvelles citations.

Algérie & Chypre

Général Lucien Le Boudec 1995

En février 1955, il est affecté à la Ire Demi-brigade de parachutistes coloniaux de Bayonne, puis en mars 1956, à l'escadron de jeeps armées du 3e BPC cantonné à Bône en Algérie. En septembre 1956, il participe à l'opération de Chypre, qui devait être préalable à l’expédition de Suez. Il reçoit deux nouvelles citations, avant de demander sa mutation en métropole.

Carrière en métropole et outre-mer

  • En décembre 1957, il prend le commandement de la compagnie d’instruction de la Ire Demi-brigade de parachutistes coloniaux, à Bayonne.
  • De 1960 à 1963, il est affecté comme chef d'État-major au 7e régiment de parachutistes d'infanterie de marine à Dakar (Sénégal)
  • De 1963 à 1965, il est affecté comme directeur de l’instruction combat à l’ETAP (École des troupes aéroportées), à Pau. Il est promu chef de bataillon et commandeur de la Légion d’Honneur.
  • De 1966 à 1968, il devient officier TAP et directeur de l'éducation physique et sportive aux Écoles de Saint-Cyr Coëtquidan.
  • Promu lieutenant-colonel, il commande de 1968 à 1970, le 2e régiment de parachutistes d'infanterie de marine, cantonné à Ivato (Madagascar)
  • De 1971 à 1973, il devient directeur de l’instruction à l’École Interarmées des Sports de Fontainebleau. Il est promu colonel.
  • De 1974 à 1976, il est affecté comme Directeur de l’assistance militaire technique à N’Djamena (Tchad).
  • De 1976 à 1980, il est affecté comme commandant adjoint de la 2e division blindée (2e DB), cantonnée à Saint-Germain-en-Laye, puis à Versailles. Nommé général de brigade, il intègre le 18 janvier 1980, la deuxième section des officiers généraux.

Deuxième section

Placé en deuxième section, Lucien Le Boudec sera par trois fois décoré par un Président de la République. Le 16 septembre 1980, il est élevé à la dignité de Grand Officier de la Légion d’Honneur par Valéry Giscard d’Estaing (décret du 7 juillet 1980). Le 16 octobre 1998, il est élevé à la dignité de Grand-Croix de l’ordre national du Mérite par Jacques Chirac (décret du 30 avril 1998), et le 30 novembre 2009, il est élevé à la dignité de Grand-Croix de la Légion d’Honneur par Nicolas Sarkozy (décret du 11 mai 2009). De 1984 à 1994 , Lucien Le Boudec préside l’amicale des anciens du 6e régiment de parachutistes d'infanterie de marine, héritier du 6e BPC. En septembre 2012, il fait don de ses souvenirs cinématographiques d'Indochine à l'Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (ECPAD)2.

Atteint de deux cancers, et au terme d'un dernier long combat contre la maladie, le général Le Boudec s’est éteint le 19 août 2013, à l’hôpital d'instruction des armées Bégin à Saint-Mandé (Val-de-Marne). Ses obséques ont été célébrées aux Invalides le 26 août 2013. Après une messe en la cathédrale Saint-Louis, les honneurs militaires lui ont été rendus dans la Cour d'honneur des Invalides en présence des plus hautes autorités militaires et du drapeau du 2e RPIMa, régiment dont il avait été chef de corps5. Le général Le Boudec a été inhumé aux côtés de son épouse au cimetière des arches de Louveciennes (Yvelines).

Publications

  • En mars 2013, Lucien Le Boudec a publié aux éditions Lavauzelle, un livre de mémoires alternant récits et correspondances, intitulé : Élevé à la dignité, Mémoires 1923-1954 (ISBN 2702515649)
  • L’Association des écrivains combattants a décerné à ce livre le Prix Jacques-Chabannes 2014
  • Le Comité national d'entente des anciens combattants d'Indochine (CNEAI) lui a décerné le Prix de l’Histoire vécue 2015.

Documentaire

Lucien Le Boudec a été choisi pour être un des personnages principaux d’un film documentaire sur l’histoire de la guerre d’Indochine intitulé Nos soldats perdus en Indochine (René-Jean Bouyer, 2014, 58 min) diffusé en avril 2014 sur France 3

Hommage posthume

  • En 2014, le 2e RPIMa, régiment dont il fut le chef de corps de 1968 à 1970, a baptisé sa piste d’audace commando « Général Le Boudec ». Cette piste est située à Bourg-Murat, village de la commune de Tampon sur l’Île de la Réunion.
  • En 2018, la 57e promotion de l'EMIA orte le nom de général Lucien Le Boudec.

Décorations

  • Grand-croix de la Légion d’Honneur (JO. décret du 11 mai 2009)12,
  • Grand-croix de l’Ordre National du Mérite (JO. décret du 30 avril 1998),
  • Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs (6 palmes et 3 étoiles),
  • Croix de la Valeur militaire (2 étoiles),
  • Médaille commémorative française de la guerre 1939-1945, agrafe Libération,
  • Médaille des blessés de la campagne d’Indochine,
  • Croix du combattant,
  • Croix du combattant volontaire (1939-1945),
  • Médaille coloniale avec agrafe Extrême-Orient,
  • Médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l'ordre en Afrique du Nord,
  • Médaille commémorative de l’expédition de Suez,
  • Médaille d’argent de la jeunesse et des sports,
  • Chevalier de la Légion d’Honneur vietnamienne,
  • Croix de guerre vietnamienne avec palme,
  • Croix du Mérite Taï,
  • Officier de la Légion d’Honneur de la République Malgache.

Le général Le Boudec portait par ailleurs à titre individuel la fourragère aux couleurs de la croix de guerre des TOE, ayant participé à plusieurs opérations où son unité fut citée à l'ordre de l'Armée.

 

Source et Licence Wikipedia

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Lucien Le Boudec de Wikipédia en français (auteurs)

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